Réflexions automnales

Réflexions automnales

L’automne est arrivé. Tous les verts semblent s’être soudainement transformés. Des feuilles rouge vif ou jaune pâle jonchent les bas-côtés de la route. Tout est si tranquille et magnifique. Dans mon souvenir pourtant, l’herbe vient de reverdir avec la senteur rafraichissante de la terre et je me délecte de la saison du printemps. Le bruit de ma ville natale s’est doucement atténué puis évanoui et chaque arbre, chaque buisson ici, aux Etats-Unis, est en train de prendre racine dans mon cœur. Maintenant la paix et la sérénité automnale sont en train de se déployer devant mes yeux. Bien que de nombreuses feuilles jonchent le chemin et que d’autres tremblent dans le vent d’automne, mon cœur ne connait nulle trace de tristesse ou de solitude. Et je ne m’opposerai plus aux orchestrations et dispositions du Seigneur.

Je me souviens qu’en arrivant aux Etats-Unis, la pensée que je ne pourrais sans doute plus jamais revoir ma mère qui était déjà septuagénaire m’avait troublée. C’est alors que les paroles de Jésus m’étaient clairement revenues à l’esprit : « Et il répondit : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, et ma mère. » (Marc 3, 33-35) : « Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. » (Marc 16, 15) Instantanément un sentiment inexprimable m’avait submergée et je m’étais dit : « Comment puis-je aller contre la volonté du Seigneur ? Pour racheter l’humanité, le Seigneur Jésus a voulu s’humilier Lui-même pour devenir homme, subir l’humiliation et finir crucifié pour le genre humain. À quel amour le Sien peut-il se comparer ? Je sais fort bien que le chemin de ma mère est celui de la recherche des choses de ce monde. Bien que je lui aie partagé l’Evangile à de nombreuses reprises, elle en est restée désorientée, semblant ne pas me comprendre, écoutant par une oreille mes paroles qui ressortaient par l’autre, me disant qu’elle m’avait donné naissance, m’avait élevée et que je trahissais l’esprit filial. Elle m’a même haïe de croire au Seigneur Jésus. » Je sentais vraiment qu’il existe au monde bien des choses que nous ne pouvons changer. Chacun, conduit par le Seigneur, marche sur un chemin que personne ne peut changer. J’ai finalement choisi de quitter ma ville natale et de traverser l’océan.

Un jour, alors que je ressentais à nouveau le manque de ma mère, je me souvins des paroles du Seigneur : « Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14, 26). Je n’eus vraiment rien à répondre à ces paroles. Je savais que j’étais née dans les Derniers Jours et que je n’étais pas venue au monde pour rien mais avec une mission. Je ne pouvais m’empêcher de penser à ces missionnaires qui, voici bien longtemps, étaient venus en Chine pour répandre l’Evangile. À l’époque, le pays était très éloigné des pays occidentaux au plan industriel et économique. Les mentalités y étaient arriérées mais ces missionnaires n’avaient pas craint les souffrances ni l’adversité. Ils avaient semé l’Evangile dans toute la Chine et furent nombreux à y consacrer la durée de leur vie et même à accepter de verser leur sang pour l’Evangile. En y pensant, je sentis que mes souffrances étaient trop faibles par rapport aux leurs et m’éprouvai en dette envers le Seigneur. J’avais l’habitude de me démener pour mes parents et ma famille. Mais il ne convenait plus maintenant de tenir compte de mon propre interêt en blessant les sentiments du Seigneur. S’Il avait pu déposer Sa vie pour moi et mettre tout en œuvre pour mon bien, alors pourquoi ne pouvais-je pas me consacrer à Lui ? Conviendrait-il que la piété filiale des enfants soit conditionnelle ? À ce moment précis, mon cœur se remplit de force et de foi. Je m’agenouillai et priai le Seigneur : Oh Seigneur, deux ans se sont déjà envolés en un clin d’œil depuis mon arrivée aux États-Unis. Bien que ces deux années aient été marquées de nombreuses souffrances et de pleurs, Tu ne m’as pas abandonnée. Chaque expérience réalisée m’a fait prendre conscience du soin dont Tu m’entoures, de Ta protection et de la réalité concrète de Ton amour pour moi…

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