Entretiens avec des Chrétiens Chinois – Expérience de persécution de la chrétienne He Chunlan

Intervieweur : Zheng Xin

Personne interviewée : He Chunlan

Date : 8 Octobre 2016

Présentation de l’interviewée : He Chunlan, femme de 55 ans est née dans une famille ordinaire dans la Province de Shanxi en Chine. Son frère ainé et sa mère croyaient tous les deux en Notre Seigneur Jésus. Son frère est le pasteur d’une église de maison, l’Eglise de la Justification par la Foi. Après son mariage, elle et son mari étaient aussi croyants. A cette époque, l’Eglise connaissait un Renouveau. Soudain un soir, alors que plus de 10 chrétiens étaient réunis dans la maison de la mère de He Chunlan, un groupe d’hommes en noir, la police du parti communiste chinois, entra de force avec des armes à la main et tous furent battus, subirent de cruelles tortures et furent trainés dans les rues. Zheng (pour Zheng Xin) : A ma connaissance, vous et votre famille croyez en Notre Seigneur Jésus et vous devez avoir subi des épreuves. Pouvez-vous me parlez de celle qui vous a le plus impressionnée ?

He (abrégé de He Chunlan) : Bien sûr. En parlant de l’épreuve qui m’a le plus impressionnée, j’en tremble encore lorsque j’y pense. Voici ce dont je me rappelle : en juin 1993 mon mari et moi étions croyants en Notre Seigneur Jésus. Une nuit, 6 mois plus tard, mon mari, moi et une douzaine de frères et sœurs étions en réunion chez ma mère. Soudain, plus de 10 hommes en noir entrèrent de force dans la pièce et hurlèrent « Personne ne bouge ! Mettez les mains sur la tête et allez près du mur. Fermez les yeux. » Nous étions pétrifiés ! Nous n’avions pas d’autre choix qu’obéir. Je mis mes mains sur ma tête et regardai à travers mes doigts. Ces hommes en noir nous visaient avec des armes. Ils étaient habillés comme des brigands ou des bandits dans les films. Chacun portait des vêtements noirs et avaient la tête recouverte d’un foulard noir mais on voyait leurs yeux. Je n’avais jamais vu quelque chose de tel et quand je vis leur manière féroce et leur costume, j’eus si peur que je me mis à trembler et je n’arrivais plus à me tenir immobile. Voyant cela, un des hommes en noir hurla « Tenez-vous immobile ». Son cri me fit encore plus trembler. Mon mari me fit immédiatement m’appuyer contre le mur. Deux des hommes en noir, voyant que je n’étais pas immobile, me chargèrent et me donnèrent deux coups qui me firent bouger de quelques pas et me cogner dans un meuble. La douleur fut telle que je pleurai sans cesse. Tout de suite après cela, plusieurs jeunes furent sélectionnés et entourés et furent frappés et tapés à coups de pied. Comment aurions-nous pu nous défendre ? nous n’avions pas d’armes. Nous ne pouvions rien faire d’autre que garder les mains sur la tête et nous tordre de douleur au sol. En une seconde la maison se remplit de cris de douleur…

Je fus si violement battue que j’étais étourdie et voyais des étoiles, et j’étais par terre sans bouger. Je pus seulement prier dans mon cœur : « Oh Seigneur Jésus Christ, face à ceci, j’ai peur. Donne-nous un cœur fort ! Je ne sais pas qui sont ces hommes. Je ne sais pas non plus pourquoi ils nous traitent ainsi. J’espère seulement que tu es avec nous ». Après avoir prié, je me sentis rassurée, je n’étais plus ni timide ni apeurée. A ce moment-là ils laissèrent plusieurs hommes pour nous garder pendant que les autres fouillèrent dans les boites et meubles partout dans la maison. Toutes nos armoires et lits dans plusieurs pièces furent retournés en pagaille, comme lorsque les Japonais entraient dans un village. A cette scène, je me remis à trembler, j’avais mal partout, j’étais faible et je tombais par terre.

Zheng : Pendant les coups et la fouille, à quoi pensiez-vous ? Saviez-vous qui étaient ces hommes ?

He : L’incident me faisait paniquer. Je ne savais pas qui ils étaient. A ce moment-là je pensais : « Nous sommes juste des Chrétiens nous réunissant, et nous n’avons rien fait de mal. En plus cette maison n’est ni une banque ou un magasin, alors pourquoi ce cambriolage ? Que veulent ces voleurs, ces bandits des bas-fonds ? » A la fin, ils taillèrent en pièces toute la maison mais ils ne trouvèrent ni argent ni objets précieux ; ils prirent mon grand sac avec des exemplaires de la Bible et des gros cahiers. Ils nous passèrent les menottes et nous attachèrent avec une corde et nous emmenèrent près de la rivière. A ce moment-là je me sentais très bouleversée et apeurée parce que je ne savais pas du tout où ils nous emmenaient. Je vis qu’ils utilisaient un gros camion pour nous transporter et nous mirent finalement au poste de police de Chengguan Town, Comté de XX, Ville de XX. Alors soudain je compris : Ces hommes en noir étaient des policiers.

Zheng : Ces hommes en noir étaient alors des policiers ! C’est vraiment incroyable ! Et que vous ont-ils fait ensuite ?

He : Ils nous emmenèrent au poste de police et nous enfermèrent dans une grande salle de réunion. Je vis alors que mon frère ainé et sa femme avaient aussi été capturés. Ils nous ordonnèrent de rester debout et ils nous interrogèrent un par un. Lorsque ce fut mon tour, ils Policem’emmenèrent dans une autre pièce. Le Chef Yu hurla férocement : « Dites-moi ! Qui vous a prêché l’évangile du Seigneur Jésus ? Etes-vous toujours croyante ? » A la vue de leur manière effrayante et leurs visages cruels, je ressentis de la peur dans mon cœur. Et donc je priais Le Seigneur constamment et Lui demandait de me donner la foi de ne pas renier le nom du Seigneur. Et je me rappelais que le Seigneur Jésus avait dit : « mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. ». (Matthieu 10 :33). Et « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne ». (Matthieu 10 :28). Ces mots du Seigneur me donnèrent la foi et me firent connaître Sa volonté : Maintenant est le temps pour moi de rendre témoignage du Seigneur en face de ces policiers. Aussi féroces soient-ils, ils sont toujours dans la main de Dieu. Je ne devrais avoir peur de rien. Donc je répondis vertueusement « je crois ». A ces mots il montra sa nature féroce et me gifla plusieurs fois violemment. Je sentis immédiatement la brûlure sur ma joue. Après cela, le policier me demanda à nouveau : « Croyez-vous encore ? » et je répondis encore plus fermement : « Je crois toujours ! ». Je vis son visage devenir violacé de rage. Il me réprimanda très fort : « Vous allez voir si vous croyez encore ! » « Vous allez voir ! » et il frappa ma bouche. Je vis immédiatement des étoiles et ma bouche se remplit de sang. En quelques minutes, ma bouche était tellement gonflée que je ne pouvais plus l’ouvrir. En plus, deux de mes dents bougeaient. Et ainsi, le policier continua à me poser la même question ; et je fis la même réponse. A chaque fois, il me frappait sur la bouche violemment et disait des mots affreux et blasphématoires. A ce stade j’étais à l’agonie et avais horriblement mal. Je pensais : Nous croyons juste en Dieu. Nous ne violons pas la loi, nous ne faisons rien de mal et pourtant nous souffrons cette cruelle persécution, ces violences et ces jurons de la part du gouvernement PCC. Si je ne l’avais pas vécu, je n’aurais pas pu croire que le PCC puisse faire ces actes sans scrupules pour persécuter des Chrétiens et sévir contre leurs croyances religieuses.

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