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Après m’être mise de côté, ma fille et moi devenons amies (I)

Pendant ces jours, elle ne me regardait pas et dans ses yeux comme si j’étais son ennemie. Notre conversation devenait souvent désagréable. En la voyant ainsi, je me sentais malheureuse…

28 July 2018

Ma fille me fait mal en me parlant.

Ma fille a été élevée par moi seule. Quand elle était petite, elle me collait comme un pot de colle. Elle me racontait toujours comment s’était déroulée sa journée dès qu’elle revenait de l’école. Mais parfois je la trouvais un peu trop collante, souhaitant qu’elle grandisse rapidement. Mais j’avais aussi peur qu’elle désobéisse quand elle aurait grandi. En conséquence, je lui répétais donc sans cesse qu’il fallait qu’elle soit un enfant sage et compréhensive. Heureusement, elle était obéissante, ce qui était une tranquillité d’esprit pour moi.

En un clin d’œil, elle avait seize ans, et depuis un certain temps, elle avait commencé à changer, à ne plus me parler de sa propre volonté. Même lorsque je lui adressais la parole, elle avait froid et elle était toujours bouleversée. Lorsque je remarque qu’elle faisait quelque chose de travers et que je le lui reprochais, alors qu’elle avait immédiatement une expression très impatiente sur son visage, puis, fronçant les sourcils, elle dit : « Ah, maman. Ne t’embêtes pas. Ne continue pas... » Puis, la bouche froncée, elle a claqué violemment la porte en m’ignorant. En la voyant ainsi, je me sentais très mal, en pensant : « Comment es-tu devenue ainsi ? Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? Tu comprends de plus en plus mal mon cœur. Ce que je dis, c’est pour ton bien. Pourquoi n’apprécies-tu pas mes soins ? Tu es dans la période de rébellion, et la plupart des enfants ont mal tourné dans cette période. Si je ne te contrôle pas, mais que je te laisse continuer comme ça, ne n’irais-tu pas à ta ruine ? Non. Je dois te discipliner. Cependant, dans les jours qui suivirent, plus je le faisais, plus le résultat allait à l’encontre de mon désir. Non seulement elle a refusé de m’écouter, mais elle ne voulait pas parler avec moi. De cette façon, la relation entre moi et elle est devenue de pire en pire. Enfin, nous ne pouvions même pas nous dire un mot. Mon cœur était particulièrement peiné et confus, ne sachant pas ce qui n’allait pas. »

La Parole de Dieu a révélé la racine du problème

Dans la douleur, j’ai pensé à un passage de mots dans un livre, “Parents raise their children from infancy to adulthood, nagging them and looking after them throughout. How do parents see time? Whether twenty or thirty years later, their attitude toward their children is the same as when they were born, it doesn’t change. The child has, in fact, long since grown up, he’s long since established his own way of thinking, state of mind, insight, and viewpoints—he’s long since had these things—yet the adults never realize this, they can never keep up, they always talk and interact with the child as if he’d just been born.” “In particular, parents always treat their children like slaves, or else spoil them, overindulge them, and dote on them like a kitten or a puppy, whilst holding them tight, keeping a tight rein on them, strictly controlling them—with the result that the child stops being a child, and being a parent becomes very tiring.

Ces paroles m’ont clarifiée le cœur comme une lumière et m’ont rappelée que ma situation actuelle correspondait exactement à la situation dont Dieu parlait. De mon point de vue, ma fille est toujours un enfant : « elle est jeune, inexpérimentée et ne comprend pas tout ; elle a besoin que je la guide. Tout ce que je dis est pour son bien, elle est donc obligée de m’obéir. C’est pour cela que je n’arrête pas de la surveiller et parfois gronder et frapper ; mais cela n’a rien arrangé, bien au contraire nous nous entendions de plus en plus mal. En réalité, ma fille n’est plus un enfant. Elle a ses propres pensées, points de vue et a sa propre manière de régler les problèmes auxquels elle fait face. Mais tout cela, je ne me rendais absolument pas compte, je ne communiquais pas assez avec elle, je la considérais toujours comme une petite fille et je l’obligeais à faire les choses comme je le voulais… En me rendant compte de tout cela, j’ai compris que notre relation s’est empirée non pas à cause de sa période de crise d’adolescence, mais à cause de ma manière de l’élever : Mes pensées sont trop fermées. Ma fille a grandi et il faut que je l’accepte ; Il faut que je change ma manière de penser, que je lui laisse un peu plus de liberté, que je communique davantage avec elle pour comprendre ses sentiments et respecter ses choix. Grâce à cette prise de conscience, notre relation a pu se modérer. »

Ma fille était amoureuse dans un âge tôt cela m’inquiétais beaucoup

Couple, tenant mains

Ma fille a arrêté l’école à ses 16 ans et a trouvé un travail dans un magasin de vêtements. Puis j’ai entendu dire qu’elle était amoureuse d’un garçon. En entendant cette nouvelle, je n’arrivais pas à y croire : « Elle était encore trop jeune pour être amoureuse, sa vie pourrait être détruite ! La fille de ma cousine est âgée plus de 2 ans par rapport à ma fille. elle s’est aussi mise en couple à son travail tout comme ma fille, puis elle a fugué avec son petit ami. Lorsque sa famille la retrouva, elle était déjà enceinte. Le garçon vivait dans un village de montagne et l’état de son ménage n’était pas bon. Ma cousine était même tombée malade à cause de cette histoire. Plus j’y repensais, plus mon cœur se sentait mal à l’aise. Je m’inquiétais beaucoup pour ma fille, mais je ne savais pas quoi faire. »

Depuis qu’elle était en couple, elle me parlait de moins en moins lorsqu’elle revenait du travail. Même si je lui parlais volontairement, elle restait très froide avec moi et me répondait que par de simples onomatopées avec l’expression de m’ignorer. J’ai ressenti beaucoup de douleur dans mon cœur : « J’aurais jamais cru que ma fille que j’ai élevée me regarderait comme une inconnue. J’avais très envie de la tenir au courant que la nocivité d’être amoureuse trop tôt et pour qu’elle se sépare de ce garçon. J’avais peur que le sujet soit trop sensible et que si je lui en parlais les conséquences seraient encore plus graves. Mais si je ne lui en parlais pas, j’avait encore plus peur qu’elle fugue avec son petit ami. J’étais extrêmement confuse sur ce sujet. »

Après s’être disputés, nous sommes devenues des ennemies.

Un jour, quand elle est rentrée du travail, j’ai essayé de lui demander : « Tu vas me dire ce qu’il se passe entre toi et ce garçon ? » Elle m’a regardée mais ne disait rien. J’ai essayé de la forcer mais elle me répondit : « Ce ne sont plus tes oignons à présent ! » En l’entendant me répondre de cette manière, j’ai compris qu’elle ne me considérais même plus comme sa mère. Je lui ai répondue avec fureur : « Je suis ta mère, si je ne me soucie pas de toi, qui le fera ? Tu te sens grande et mature c’est ça ? Tu te sens capable de me quitter ? Si je savais que tu serais comme ça aujourd’hui j’aurais dû... » Entendant mes paroles, raidissant son cou, elle marcha devant moi et dit en colère : « Viens ! Frappe moi à mort ! » En la voyant si rebellée, je tremblais de colère : « Comment j’ai pu élever une fille comme elle ? » Pendant le dîner, elle n’a pas voulu s’asseoir à la même table que moi et a pris son assiette et est montée à l’étage. Je me suis dit que ce n’était pas une solution de ne rien faire. Mais lorsque je suis montée à l’étage, elle m’a vue puis est descendue. Je l’ai suivie en bas, mais elle est remontée et faisait tout pour m’éviter. Elle n’avait ni envie de rester avec moi, ni envie de me dire un mot. J’étais de mauvaise humeur, ne sachant pas comment récupérer la relation entre nous.

Pendant ces jours, elle ne me regardait pas et dans ses yeux comme si j’étais son ennemie. Notre conversation devenait souvent désagréable. En la voyant ainsi, je me sentais malheureuse. On dit souvent que la relation mère-fille est la meilleure, mais elle, était simplement mon ennemie. La relation entre nous était si tendue, cela brisait mon cœur. Si je ne faisais rien pour elle, j’avais peur qu’elle soit détruite par les mauvaises tendances sociales. Si je m’en occupais, elle me considérerait encore plus comme sa pire ennemie. Je ne pouvais vraiment rien faire… Dans la souffrance et dans l’impuissance, je ne pouvais que venir devant Dieu pour prier : « Oh Dieu ! La relation entre ma fille et moi est si tendue et je ne sais pas quoi faire. Je suis très peiné et impuissante. Puisses-tu m’éclairer et me conduire à comprendre Ta volonté et apprends moi comment arranger cette situation. »

Auteur : Li Han, Chine

A suivre

Deuxième partie : Après m’être mise de côté, ma fille et moi devenons amies(II)

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