La tribulation a façonné ma foi (I)

PrierLe Seigneur Jésus a dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer lâme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. » (Matthieu 10 : 28) Au sein de l’épreuve, ce sont simplement ces paroles du Seigneur qui m’ont conduit et rendu capable de vaincre la torture cruelle de la police et qui ont permis à mon esprit de suivre le Seigneur…

Je m’appelle Zheng Yi, j’ai 46 ans. J’étais diacre dans l’église de maison chrétien. J’avais une trentaine d’années quand j’ai été arrêté et j’ai subi des tortures cruelles des autorités chinoises pour me punir de croire en Dieu. Ma vue a été gravement endommagée, j’ai pratiquement perdu mon ouïe, j’étais sourd. Malgré cette lourde épreuve, le Seigneur m’a accompagné. Si le Seigneur n’était pas à mes côtés, me permettant de persévérer, me donnant la foi et la force pour traverser cette épreuve, je ne serais plus en vie aujourd’hui.

Un jour en février 2002, je déjeunais chez moi quand soudain trois policiers en uniforme débarquèrent, dont monsieur Zhang, le commissaire principal. Ce dernier ne me présenta aucun mandat d’arrêt et cria à tue-tête « Fouillez-moi cet endroit à fond ! » Les deux autres policiers saccagèrent ma maison comme des bandits et mirent ma maison sens dessus dessous. Le commissaire Zhang se tourna vers moi en hurlant : « On nous a signalé que vous vous réunissiez de façon illégale. Parlez ! Où sont vos livres parlant de la foi en Jésus ? ». Je restai silencieux. Un policier surgit alors et me frappa au visage, si fort que je vis des étoiles. En me frappant, il hurla : « Parle ! Où sont ces objets ? Qui est-ce que tu rencontres ? Sois honnête ! ». Face à la situation, je gardai le silence. Au bout d’un petit moment, ils trouvèrent ma Bible et mon carnet de notes, ce qui les a rendus furieux. Un des policiers prit une planche et me frappa violemment à la cheville, me causant une douleur insoutenable et des sueurs froides. En une fraction de seconde, je me retrouvai à terre. Ils me relevèrent et me maudirent « Maudit sois-tu ! Comment oses-tu ! Nous allons t’emmener au commissariat, et si tu n’avoues pas, nous te tuerons. » Quand ils finirent de parler, ils m’embarquèrent dans leur voiture. Sur la route, j’ai enduré des douleurs et j’ai prié sans cesse le Seigneur dans mon cœur. « Seigneur, peu importe ce qu’ils me feront, permets-moi de tenir et de ne pas te renier comme Judas. Donne-moi la foi et la force afin que je puisse rester un témoin, quels que soient l’heure ou l’endroit… ».

À l’arrivé au commissariat, la police me précipita à terre au milieu d’une pièce. Le commissaire Zhang hurla « Parles ! Qui est votre chef ? » Je répondis « Je crois au Seigneur Jésus qui a créé les cieux et la terre, ainsi que toutes choses. Il est mon maître et mon Dieu ». En entendant mes paroles, ils furent pris de fureur, ils me poussèrent et frappèrent mon visage si fort que j’eus des vertiges et ma vision se troubla, les larmes me vinrent aux yeux. Après plusieurs coups, ils redemandèrent « Combien de personnes sont sous tes ordres ? » Je répondis : « Aucune, Monsieur ». J’eus à peine le temps de finir ma phrase que trois policiers, tels des loups vicieux, se remirent à me frapper au visage. Ils me donnèrent de violents coups de poing sur les oreilles, au point de me paralyser. Chaque coup me causait une vive douleur, ma tête résonnait comme si quelqu’un m’y enfonçait un clou. Je ne sais pas combien de temps ils me traitèrent avec mépris… je ne tenais plus. Pensant que je faisais semblant, ils me poussèrent à nouveau « Vous qui croyez en Jésus, où vous réunissez-vous ? Réponds ! Si tu ne nous le dis pas, tu vas mourir ! » Soudain, je ne voyais plus clair, mes oreilles étaient enflées par les coups, je n’entendais plus que de vagues sons à l’arrière-plan, j’étais secoué et si faible en dedans de moi. Qu’avais-je fait de mal pour que ces policiers soient si durs envers moi ? Je ne fais que croire, je ne fais rien de mal. » Je criai sincèrement à Dieu : « Seigneur, je t’en supplie, sauve-moi, sauve-moi. ». À cet instant, ce verset de la Bible dans Mathieu 16 :25 me vint à l’esprit : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » Cette parole suscita la foi en moi et redonna de la force à mon cœur, je ne me souciais plus de savoir si j’allais vivre ou mourir. J’étais prêt à offrir ma vie au Seigneur comme sacrifice. Je pris la résolution au fond de mon cœur que « même si je suis battu à mort par ces policiers, je ne trahirai jamais l’église, ni mes frères et sœurs comme a pu le faire Judas. »

Voyant que je restai en silence tout ce temps, ils me torturèrent comme des bêtes sauvages. Ils attrapèrent mes cheveux et me traînèrent par terre. Je fus battu à tel point que je n’avais même plus la force de parler bien, qu’ils posèrent constamment la même question. Ils étaient furieux de n’obtenir aucune réponse, mais continuaient à me frapper au visage. Je continuais de prier dans mon cœur et Lui demandais de garder mon cœur : « plutôt mourir qu’être un traître comme Judas ». Soudain, on me porta un coup directement sur mon œil, à tel point qu’il saigna instantanément, mon œil droit saignait sans cesse et ma tête était si lourde qu’elle allait exploser. La douleur me cloua au sol. Voyant ma misère, un policier prit un miroir et le plaça en face de moi « Regarde-toi, tu as été battu comme plâtre, tu ne veux toujours pas nous dire ?! » puis ils éclatèrent tous de rire. Le commissaire Zhang, enragé comme une bête, me traîna jusqu’à son bureau et empoigna vigoureusement mes cheveux pour me frapper en pleine face. Je ne sais combien de coups il porta sur mon visage. Pendant ce temps, il ordonna à ses hommes de me faire tenir debout au milieu de la pièce. Au bout d’un bref instant, il m’ordonna de me tenir droit, poitrine en avant et se mit à me porter des coups de pieds rapides. Sans les deux policiers à mes côtés, j’ai instinctivement esquivé d’un côté, alors il a échoué. En conséquence, il m’a sauté sur moi exaspéré, et avec de grands yeux, maudit par les dents grincées « Bon sang, je m’entraîne aux coups de pieds rapides. Je te défie d’éviter mes coups ! Tu me rends fou. Aujourd’hui, je vais te tuer ! » Après avoir dit cela, il agrippa à nouveau mes cheveux et me frappa sauvagement au visage de façon à blesser mon œil qui saignait déjà abondamment. Aussi, mes yeux me faisaient très mal et étaient comme remplis de sable, et ils étaient enflés et fermés, que je ne pouvais ouvrir les yeux que par une fente. Tout ce que j’ai regardé semblait sanglant. Les deux policiers dirent au commissaire Zhang « Si ce gars ne parle toujours pas sous la torture, nous continuerons jusqu’à ce qu’il parle ! ». Le commissaire Zhang est devenu furieux et s’est cogné sur le bureau en criant : « S’il ne parle toujours pas, vous continuez à le battre. » Si nous ne les battons pas, eux, les croyants en Dieu, ne tomberont pas. Par la suite, les policiers m’emmenèrent dans une autre de pièce qui était la salle d’instruments de torture.

À mon arrivé dans la pièce, une vague de chaleur balaya mon visage. J’écarquillais mes yeux pour regarder et je vis une large plaque chauffante dans laquelle reposaient trois barres de métal chauffées au rouge. Voyant cela, des frissons traversèrent mon corps entier et d’horribles scènes de films vinrent à mon esprit dans lesquelles les policiers marquaient les criminels au fer rouge. À ce moment-là, je ne pouvais plus que me décourager. « Si ces policiers me torturent avec ces terribles instruments, je ne pourrai résister à leur torture et je deviendrai un Judas. Est-ce que cela fera de moi un pécheur pour autant ? » En réfléchissant, je fus tétanisé. Alors je fermai les yeux pour crier à Dieu ; « Oh Seigneur, protège-moi. Je ne veux pas te trahir comme Judas, même si cela m’amène à perdre ma vie. Seigneur, gardes moi ». Lorsque je rouvris les yeux, je vis le policier me fixer du regard avec ces barres de métal brûlantes à la main en m’impressionnant par des rires sardoniques. « Mais bon sang, où vous réunissez-vous ? Qui est votre chef ? Parle ! » Voyant son visage féroce, je me sentis soudainement calme et n’étais plus effrayée en pensant « Croire en Dieu c’est la loi des cieux pour nous. Ne brisons pas la loi. Aujourd’hui, tant que je suis capable de rendre témoignage au Seigneur, mes souffrances prennent leur dignité. Si je deviens un Judas par peur des afflictions, je mènerais une existence ignoble et même si je survis, je souffrirai encore, rongé par la culpabilité devant Dieu. » Pensant cela, je fis l’effort de regarder l’homme dans les yeux. « Nous, croyants, adorons Dieu et Lui seul. Il saura s’occuper de nous. » Le commissaire s’est jeté sur moi en me menaçant avec l’une des barres de métal chauffées au rouge, ses yeux sortaient de leurs orbites, et il avait la rage à la bouche « Tu vas parler ou quoi ? Si tu refuses, tu vas mourir, je te brûlerai à mort. » Face à ces propos menaçants, j’étais nerveux au plus haut point. Ce que je devais faire c’est crier à Dieu et Lui demander de me donner la foi et le courage d’affronter la situation. Un verset me vint à l’esprit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. » Mathieu 10 :28. Oui ! Ma vie est entre les mains du Seigneur. Même si les policiers peuvent tuer mon corps, ils ne peuvent détruire mon âme. Même si mon corps est détruit, mon âme continuera de croire en Dieu. » La parole de Dieu me donna la force et la foi. Par conséquent, je répondis calmement : « J’ai dit tout ce que j’avais à dire. Si vous voulez en finir avec moi, qu’il en soit ainsi. » Indépendamment de ce que j’aurai cru, le policier a jeté à terre la barre de métal chauffée au rouge et me poussa en avant. « Cela ne marche pas. Cette personne a quelque chose céleste. On ne peut rien faire d’elle. » Puis ils sortirent de la pièce en me maudissant. Face contre terre, mes larmes coulaient d’excitation et je remerciais le Seigneur sans cesse pour sa protection qui m’avait permis de traverser cette épreuve.

Affaire à suivre …

Partie 2 : Les tribulations ont formé ma foi

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